Qui peut faire mon site internet ? Agence, freelance, soi-même ou abonnement
Par Olivier Parant · · 8 min de lecture
Quatre façons de s’y prendre, et un seul vrai arbitrage : ce que vous payez en argent, ce que vous payez en soirées, et qui s’en occupe quand il faudra changer un horaire dans deux ans.
Il n’y a pas de mauvaise réponse à cette question, seulement des situations différentes. Un couvreur qui veut être trouvé dans trois communes et un menuisier qui vend des meubles en ligne n’ont pas besoin de la même chose. Voici ce que chaque voie apporte vraiment, et ce qu’elle réclame en retour.
Les quatre voies, côte à côte
| La voie | Ce qu’elle vous demande | Ce qu’elle vous coûte |
|---|---|---|
| Une agence web | Un cahier des charges, des rendez-vous, des validations sur plusieurs semaines | Un budget en milliers d’euros, puis des modifications facturées à part |
| Un freelance | Trouver la bonne personne, et garder le contact dans la durée | Moins qu’une agence, variable selon le profil, maintenance en option |
| Le faire soi-même | Des dizaines d’heures : outil, textes, photos, référencement, mentions légales | Peu d’argent, beaucoup de soirées, et un abonnement d’hébergement |
| Un abonnement | Répondre à des questions sur votre activité | Un prix mensuel tout compris, sans sur-mesure intégral |
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Une agence web
- Ce qu’elle apporte : une équipe complète, graphiste, développeur et rédacteur, un site dessiné pour vous, et un interlocuteur engagé par contrat.
- Ce qu’elle demande : le budget le plus élevé, souvent plusieurs milliers d’euros, des délais de plusieurs semaines, et votre présence aux étapes de validation.
- Le point de vigilance : demandez d’emblée ce qui se passe après la livraison. Beaucoup de devis s’arrêtent à la mise en ligne, et un changement d’horaire devient une petite facture.
C’est le bon choix si votre besoin sort du site vitrine : vendre en ligne, gérer un catalogue, relier un logiciel de devis, présenter plusieurs établissements avec des équipes différentes.
Un freelance
- Ce qu’il apporte : un contact direct, sans intermédiaire, souvent pour un prix plus bas qu’une agence, et du sur-mesure quand même.
- Ce qu’il demande : savoir choisir. D’un prestataire à l’autre, le niveau varie énormément, et rien dans un portfolio ne dit si le site est rapide, bien référencé et conforme.
- Le point de vigilance : tout repose sur une personne. Si elle change de métier, part en congé maternité ou ne répond plus, votre site se retrouve sans personne, parfois chez un hébergeur dont vous n’avez pas les accès.
Avant de signer, posez trois questions : le nom de domaine sera-t-il à mon nom, aurai-je les accès à l’hébergement, et combien coûte une modification une fois le site livré ? Les réponses valent plus que n’importe quelle maquette.
Le faire soi-même
Les créateurs de sites en ligne promettent un site « en quelques clics ». C’est vrai pour la coquille : choisir un modèle, changer les couleurs, déplacer un bloc. Ce qui fait qu’un site amène des clients, en revanche, ne se clique pas. Voilà le travail réel.
- 1Choisir l’outil et le modèle, puis apprendre à s’en servir.
- 2Écrire les textes de chaque page : ce que vous faites, pour qui, où, et pourquoi vous plutôt qu’un autre. C’est presque toujours le plus dur, et le plus long.
- 3Trouver et préparer les photos : les bonnes, bien cadrées, assez légères pour s’afficher vite sur un téléphone.
- 4Régler le référencement : un titre et une description par page, vos communes écrites noir sur blanc, la fiche Google reliée au site.
- 5Rédiger les mentions légales et la politique de confidentialité, qui sont obligatoires.
- 6Réserver le nom de domaine, payer l’hébergement, et tenir tout cela à jour ensuite.
Comptez plusieurs soirées ou week-ends pour un premier site correct, davantage pour un site qui sort bien sur Google. Multipliez ces heures par ce que vous rapporte une heure de chantier : le site « gratuit » est souvent le plus cher de tous, et c’est le seul dont la facture ne se voit pas.
Cela vaut quand même le coup dans trois cas : vous aimez l’informatique et la mise en page, votre activité démarre tout juste avec un budget à zéro, ou vous voulez un site très particulier que vous ferez évoluer chaque semaine.
Un site fait pour vous, par abonnement
C’est notre proposition, et nous la décrivons sans l’habiller. Vous répondez à des questions sur votre activité, nous écrivons les textes et construisons le site en 48 heures, vous l’essayez 10 jours sans carte bancaire, et vous ne payez que s’il vous plaît : 149 € HT par mois pendant 12 mois, puis 75 € HT par mois. L’hébergement, le nom de domaine à votre nom, la fiche Google et vos corrections sont compris, traitées en 4 jours ouvrés.
Ce que vous n’aurez pas : un site dessiné de zéro pour vous, une boutique en ligne, un module de prise de rendez-vous, ni un espace pour modifier le site vous-même. Si l’un de ces quatre points est indispensable à votre activité, une agence ou un outil spécialisé vous servira mieux, et nous préférons vous le dire avant.
Ce que votre site doit faire, quelle que soit la voie
Avant de comparer les prestataires, regardez la liste des choses à obtenir. Pour un artisan, elle est courte et presque toujours la même.
- 1Dire en trois secondes ce que vous faites et où, dès l’arrivée sur la page, avant tout défilement.
- 2Rassurer : vos réalisations en photos, vos garanties, votre assurance, vos avis.
- 3Se laisser joindre d’un geste : numéro cliquable, formulaire court, pas de parcours à étapes.
- 4Sortir sur Google quand quelqu’un cherche votre métier dans votre ville.
- 5Rester juste dans le temps : des horaires, des services et des prix à jour.
Les critères qui comptent, et ceux qui comptent moins
- Le temps que vous y passerez, à la création comme après. C’est le poste de coût le plus souvent oublié, et le seul qui se paie en soirées.
- Le coût sur trois ans, pas le prix affiché : création, hébergement, nom de domaine, mises à jour, modifications.
- Qui modifie, et en combien de temps. Un prix changé la semaine où vous le décidez ne vaut pas la même chose qu’un prix changé le mois suivant.
- Ce qui vous appartient si vous partez, le nom de domaine en premier : c’est votre adresse, vos cartes de visite et votre référencement.
- Les bases techniques : vitesse sur téléphone, lisibilité, mentions légales, sécurité, et des pages qui disent vos communes.
Comptent moins qu’on ne le croit : les animations spectaculaires, le nombre de pages, la possibilité de tout régler au pixel près. Quelqu’un qui cherche un chauffagiste un dimanche soir veut savoir si vous intervenez chez lui, si vous êtes sérieux, et comment vous appeler.
La bonne question n’est pas « combien coûte le site ? » mais « combien me coûte-t-il sur trois ans, mes heures comprises, et qui s’en occupe quand il faut changer un horaire ? ». Posez-la à chaque prestataire que vous consultez, nous compris.
Questions fréquentes
- Combien coûte un site internet pour un artisan ?
- Cela dépend entièrement de la voie choisie. Une agence facture un site vitrine en milliers d’euros, une fois, puis les modifications à part. Un freelance se situe en dessous, avec un écart important d’un prestataire à l’autre. En le faisant vous-même, vous ne payez que l’hébergement et le nom de domaine, et vous réglez le reste en heures. Par abonnement, chez nous, c’est 149 € HT par mois pendant 12 mois, puis 75 € HT par mois, tout compris.
- Vaut-il mieux payer une fois ou s’abonner ?
- Payer une fois donne un site qui vous appartient et qui, livré, n’évolue plus sans nouvelle facture. S’abonner étale la dépense et comprend l’entretien, mais le service s’arrête si vous arrêtez de payer. Regardez surtout ce que devient votre site le jour où vous partez : chez nous, le nom de domaine vous est transféré sur simple demande, et après douze mois d’abonnement ininterrompu vous pouvez demander une copie du code de votre site.
- Un proche me propose de le faire gratuitement, est-ce une bonne idée ?
- Pour le premier site, souvent oui, à deux conditions. Que le nom de domaine soit réservé à votre nom, avec vos coordonnées et votre carte bancaire, et que vous ayez vous-même les accès à l’hébergement. Sans cela, un désaccord ou un simple déménagement de vie peut vous couper de votre propre adresse, et c’est le genre de situation qui se règle mal.