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Que doit contenir le site d’un artisan ? Les six éléments, un par un

Par Olivier Parant · · 5 min de lecture

Un cahier à spirale ouvert posé sur une table en bois sombre, prêt à recevoir une liste
Photo de Kelly Sikkema sur Unsplash

Un site d’artisan efficace n’est pas un grand site, c’est un site complet : vos services, votre zone, vos réalisations, un moyen de vous joindre, des preuves et les mentions légales. Voici ce que chacun doit dire, et l’erreur qui revient le plus.

Un client qui hésite entre deux artisans se pose toujours les mêmes questions, dans le même ordre. Un site efficace y répond avant qu’il ait besoin de décrocher. Voici les six éléments qui le font, et pour chacun, la raison et le piège.

Les six éléments, d’un coup d’œil

L’élémentLa question du clientL’erreur fréquente
Vos services« Faites-vous ce dont j’ai besoin ? »Une liste vague, « tous travaux »
Votre zone« Venez-vous chez moi ? »Un département à la place des communes
Vos réalisations« Est-ce du bon travail ? »Le résultat seul, jamais l’avant
Un moyen de vous joindre« Comment l’appeler, là, maintenant ? »Un numéro caché au fond d’une page
Des preuves« Puis-je lui faire confiance ? »Des avis inventés, des logos sans justificatif
Les mentions légales« Qui est derrière, juridiquement ? »Copier celles d’un autre site

Faites glisser le tableau pour voir la suite.

1. Vos services, dits avec les mots du client

Le client ne tape pas « mise en conformité d’une installation électrique », il tape « changer mon tableau électrique ». Écrivez ce que vous faites avec ses mots, une page par grande prestation, et séparez ce qui relève de l’urgence de ce qui relève du projet : un plombier en fait deux clientèles, et c’est vrai de presque tous les métiers.

2. Votre zone d’intervention, commune par commune

C’est l’élément qui fait venir sur Google. Écrire « Loire-Atlantique » ne répond à personne : écrivez les communes où vous allez vraiment, et citez-les là où c’est naturel, dans vos pages et sur vos chantiers. Ce que Google regarde et ce qu’il ignore est détaillé dans c’est quoi le SEO.

3. Vos réalisations, avant et après

Six à douze chantiers récents, situés et datés, avec la photo d’avant. Sans elle, une toiture refaite ressemble à une toiture. Prenez-les au téléphone, les règles tiennent en trois réflexes : comment prendre de bonnes photos de chantier.

4. Un moyen de vous joindre, sans effort

Un numéro qui s’appelle d’un geste depuis un téléphone, visible sans défiler et répété en bas de chaque page, vos horaires, et un formulaire court de trois champs pour ceux qui n’appellent pas. Chaque champ en plus fait perdre des demandes. Un formulaire de devis détaillé se justifie pour certains métiers, mais jamais comme seule porte d’entrée.

5. Des preuves : avis, assurance, qualifications

Votre assurance décennale avec le nom de l’assureur, vos années de métier, et vos qualifications si vous en avez : celles qui donnent droit à la mention RGE conditionnent souvent les aides de vos clients, c’est donc un argument commercial autant qu’une ligne administrative. Pour les avis, ceux de votre fiche Google comptent le plus, et la façon de les obtenir tient en un article : comment obtenir des avis Google. N’en inventez jamais : un faux témoignage est une pratique commerciale trompeuse.

6. Les mentions légales

Obligatoires dès qu’un professionnel met un site à disposition du public, elles disent qui vous êtes, où vous êtes immatriculé et qui héberge le site. Leur contenu dépend de votre forme juridique, donc ne les copiez pas : la liste complète est ici.

Ce qu’il vaut mieux ne pas ajouter

  • Une page « bienvenue sur notre site » : elle prend la place de la phrase qui dit votre métier et votre zone.
  • Un blog abandonné après trois articles : il date le site et dit au visiteur que personne ne s’en occupe.
  • Des pages « en construction » : mieux vaut cinq pages justes que dix pages promises.
  • Un compteur de visites, une musique, un bandeau défilant : ils ne servent à personne, et ils ralentissent la page.

Le test final : demandez à quelqu’un qui ne vous connaît pas d’ouvrir votre site sur son téléphone pendant trente secondes. Si, ensuite, il sait ce que vous faites, où, et comment vous joindre, les trois premiers éléments fonctionnent.

Questions fréquentes

Combien de pages faut-il sur un site d’artisan ?
Cinq suffisent presque toujours : l’accueil, vos services, vos réalisations, qui vous êtes et le contact, plus les mentions légales qui sont obligatoires. Ajoutez une page quand vous avez quelque chose de précis à dire, par exemple une prestation que vous voulez voir chercher à part, jamais pour avoir l’air plus gros.
Faut-il afficher ses tarifs sur son site ?
Pas un tarif complet, qui serait faux dès la première intervention particulière. Un ordre de prix pour les interventions courantes, oui : c’est la question que tout le monde se pose et que presque aucun site ne traite. Précisez ce qui fait varier le montant, et dites que le devis reste gratuit si c’est le cas.
Un formulaire de contact suffit-il, sans numéro de téléphone ?
Non, pas pour un métier où l’on cherche en urgence ou où l’on veut entendre une voix avant de confier sa maison. Le téléphone cliquable est le premier geste, le formulaire est la solution de repli pour ceux qui n’appellent pas. Les deux ensemble couvrent presque tout le monde.

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